Atlante - Revue d'études romanes

 

Revue Atlante

Appel à contributions pour le numéro 12 (printemps 2020)

 

Coordinatrices du volume : Pénélope Cartelet (Université de Lille, CECILLE – EA 4074), Catherine Gaullier-Bougassas (Université de Lille, ALITHILA – EA 1061), Sophie Hirel (Sorbonne Université, CLEA – EA 4083), Anne Robin (Université de Lille, CECILLE – EA 4074), Hélène Thieulin-Pardo (Sorbonne Université, CLEA – EA 4083).

 

Représenter le passage

(Mondes romans, XIIe-XVIe siècle)

L’étude du voyage au Moyen Âge ou au début de la période moderne n’en est pas à ses balbutiements. Les lointains périples médiévaux, en Europe, dans le bassin méditerranéen et vers l’Orient, puis les Grandes Découvertes ont depuis longtemps éveillé l’intérêt des chercheurs et suscité des analyses dans des perspectives tant historiques qu’anthropologiques, littéraires et artistiques. Ont été scrutées les multiples motivations de l’homme médiéval et moderne dans les récits de voyages réels comme dans les récits de voyages imaginaires : les objectifs marchands et économiques, les ambitions politiques ou militaires, les nécessités diplomatiques, les exigences religieuses et spirituelles, la volonté de découverte, le désir de gloire, la soif de dépaysement, l’appât du gain, la recherche d’un apprentissage réel ou symbolique. Ont été étudiées et précisées les conditions matérielles de tels déplacements : comment voyageait-on par terre et par mer ? qui pouvait ou devait le faire ? en quelle compagnie ? en combien de temps ? à quel prix ? quelles différences de traitement connaissaient les diverses catégories sociales ? quelles difficultés et quels dangers affrontaient les voyageurs ? quelles connaissances scientifiques et techniques amélioraient les modes de transports ou permettaient de s’orienter plus sûrement ? Les recherches historiques sur les circonstances réelles des voyages se sont aussi doublées d’études sur les représentations littéraires que les écrivains-voyageurs composent de leurs périples. La signification spirituelle et symbolique du voyage, réel et imaginaire, a également fait l’objet de nombreux ouvrages, qui se sont penchés sur la question du pèlerinage et de la croisade, sur celle du voyage vers l’Autre Monde, qu’il soit chrétien, païen ou féerique, sur celle de la pérégrination allégorique, aux implications religieuses, morales ou politiques, etc.

Le projet de ce numéro d’Atlante est de reprendre l’exploration des réalités et des représentations narratives, littéraires et iconographiques du voyage au Moyen Âge et au début de l’époque moderne en adoptant une perspective bien particulière, celle de l’étude du passage d’un lieu à un autre, de ses circonstances spatiales et temporelles, mais aussi des conditions particulières et des difficultés qui l’accompagnent et le constituent en franchissement d’une frontière­. Si la notion de passage appelle nécessairement celle de frontière, il est essentiel de ne pas les confondre. Tandis que la frontière se définit en tant que réalité extérieure au sujet, qui s’impose à lui et, le protégeant ou l’enfermant, peut parfois le réduire à la passivité, le passage est, bien au contraire, le fruit d’une volonté et d’une action de l’individu, qui cesse de subir les obstacles d’un territoire pour s’y confronter activement et, si possible, les surmonter. Cette présence agissante de l’homme qui est au cœur de la notion de passage explique qu’au fil du temps s’y soit associé un ensemble riche et varié de représentations, qui ont transcendé encore davantage le simple franchissement géographique d’une frontière pour y attacher de multiples significations sociales, religieuses, narratives, artistiques ou symboliques. On sait que l’idée du passage est essentielle dans de nombreux textes qui fondent la culture occidentale, que ce soit ceux hérités de la civilisation gréco-latine (que l’on pense à l’Odyssée, à la descente aux Enfers, à la traversée du Styx…) ou ceux provenant de la pensée judéo-chrétienne (le passage de la Mer Rouge, la traversée du désert…). La période qui s’étend entre le XIIe et le XVIe siècle voit s’affirmer et se généraliser la réalité du voyage. Comment ce nouveau contexte reprend-il ou renouvelle-t-il cet héritage fondateur ? De quelle manière les récits de voyage du Moyen Âge et de la Renaissance représentent-ils à leur tour le passage et ses nombreuses significations ? Reflètent-ils une fluidité du déplacement qui aurait disparu au fur et à mesure de la constitution des États modernes ? Ou des frontières, qu’elles soient réelles ou symboliques, créent-elles toujours des obstacles, des épreuves, des périls, sur la route des voyageurs ?

Plus précisément, nous proposons de questionner l’idée de passage et les significations concrètes et symboliques qu’elle véhicule dans les diverses représentations littéraires et iconographiques qui voient alors le jour. Du XIIe au XVIe siècle, en terres italiennes, ibériques et françaises, comment les auteurs de récits de voyage représentent-ils le franchissement des frontières naturelles (mers, fleuves, montagnes, forêts) et des frontières instituées (ponts, portes d’une ville, limites territoriales, seigneuriales, fiscales) ? Quels sont les éléments qui y permettent ou y interdisent le passage ? Comment ces récits appréhendent-ils la réussite du franchissement ou, au contraire, l’échec de la traversée ? Le passage est-il un dépassement de soi, une démonstration de ses qualités, d’une supériorité reconnue et célébrée, ou passer n’est-il qu’outrepasser, une transgression que le coupable devra payer ou racheter ? Que peut signifier ce point géographique et temporel, mais aussi symbolique, du passage, du seuil, de l’entre-deux, de l’intermédiaire ?

Nous souhaiterions ancrer notre réflexion dans la réalité historique et géographique, politique et juridique, des périodes en question, mais aussi l’étendre vers la perception symbolique mouvante qui accompagne cette réalité, afin de nous interroger à la fois sur les représentations littéraires et iconographiques du passage et sur la distance qui sépare ou non ces représentations de la réalité qu’elles évoquent. Afin de permettre le dialogue entre ces approches littéraires, artistiques et historiques, nous privilégierons l’étude des récits de voyages réels, que leurs auteurs soient ou non les voyageurs, que les voyages se déroulent à l’époque de l’écriture ou lui soient antérieurs, ainsi que celle des récits de voyages imaginaires qui s’inscrivent dans une géographie réelle. En revanche, seront laissés de côté aussi bien les voyages oniriques ou allégoriques que les sens métaphoriques du terme ‘passage’ (entendu comme traduction ou transmission).

Le volume entrelacera des études sur les domaines français, ibérique, italien et provençal du XIIe au XVIe siècle, afin de mettre en perspective des récits émanant de ces différents domaines linguistiques ou ayant recours au canal commun qu’est le latin. Nous nous interrogerons sur les transformations des représentations du passage du XIIe au XVIe siècle en fonction des évolutions historiques, tout en examinant les convergences et les spécificités des différents domaines linguistiques pris en compte. Cette volonté de comprendre le plus largement possible ce qu’était alors le passage préside au choix de dépasser nous-mêmes à la fois les frontières des différents espaces et aires linguistiques qui constituent alors le monde roman et les limites temporelles souvent imposées au sein de la vaste période qui s’étend du Moyen Âge central à la Renaissance.

  

Informations pratiques :

 

Les propositions de contributions (titre et résumé de 300 mots environ) seront à envoyer pour le 15 novembre 2018 aux adresses suivantes :

penelope.cartelet[@]gmail.com

catherine-bougassas[@]orange.fr

sophie.hirel[@]laposte.net

anne.jeanne.robin[@]wanadoo.fr

helene.thieulin.pardo[@]gmail.com

 

Les décisions seront communiquées aux auteurs à la mi-décembre. Les articles seront à remettre pour le 15 février 2019. Dans un délai de deux mois, ils seront soumis à expertise par des scientifiques désignés par le comité de rédaction et le conseil scientifique de la revue. En cas de refus de publication, les rapports d’expertise seront transmis aux auteurs.

Les articles pourront être rédigés en français, espagnol, italien ou portugais. Ils devront être accompagnés de maximum dix mots-clés et d’un résumé de mille signes espaces comprises et respecter les normes de présentation d’Atlante.

Revista Atlante https://atlante.univ-lille3.fr
Llamado a contribuciones

 

Coordinadores:

-       Wilk-Racięska Joanna (Uniwersytet Śląski) - joanna.wilk.racieska@us.edu.pl

-       Imperiale Louis (University of Missouri) – imperiale@umkc.edu

-       Chouitem Dorothee (Sorbonne Université) - dorothee.chouitem@yahoo.com.ar

 

Revue Atlante

Appel à contributions pour le numéro 13 (Automne 2020)

 

 

Coordinateurs du volume :

-       Wilk-Racięska Joanna (Uniwersytet Śląski) – joanna.wilk-racieska@us.edu.pl

-       Imperiale Louis (University of Missouri) – imperiale@umkc.edu

-       Chouitem Dorothee (Sorbonne Université) - dorothee.chouitem@yahoo.com.ar

 

 

HUMOUR ET POLITIQUE – DITS ET NON-DITS

 

L’humour peut remettre en question, dénoncer ou, tout simplement, amuser.  Il contribue également à renverser un gouvernement ou, au contraire, à le renforcer. Polyvalent et multifonctionnel, l’humour peut être une arme de libération, un instrument pour résister et, sous surveillance, comme le carnaval, il recouvre des forces vitales. En temps de crise, l’humour et son éventail de nuances[1] envahit l’espace public. Associé à la liberté d’expression et de pensée il devient un langage susceptible de servir, d’alimenter un discours alternatif (Revista Barcelona, El Jueves, etc.). C’est dans ce but qu’analyser l’humour permet aussi d’étudier les histoires collectives des groupes subalternes et, comme phénomène, il a acquis le statut d’objet historique légitime[2]. Si l’humour apparaît comme une version de l’actualité contradictoire et s’oppose au discours majoritaire, il reçoit les assauts de l’autorité de ceux qui détiennent le discours officiel et qui ont reçu la bénédiction des médias. Si évidemment les régimes autoritaires ou totalitaires ont réprimé la pluralité des idées, il ne manque point en démocratie les exemples des attaques dont souffrirent la satire et, en général, toute critique humoristique, offensives symptomatiques des sociétés qui éprouvent un malaise constant. À cet effet, pour reprendre l’argument de Jean Birnbaum[3] (3), l’humour devrait rompre les chaînes de l’existence humaine, dynamiter nos certitudes et définir les contours d’une communauté en établissant une reconnaissance réciproque. Si nous reconnaissons dans l’humour des caractéristiques d’émancipation, quelle communauté se reconnaît dans les caricatures de Santiago Maldonado (réalisée por Sábat, Clarín, 6/9/2017) ou les mêmes qui ont envahi les réseaux sociaux et qui ont remis en question les rapports entre humour et politique et, surtout, à réactiver la polémique sur les limites ?

            En définitive étudier l’humour - révolutionnaire ou conservateur -, comme produit de la réalité immédiate, nous permet d’évaluer les marges, de mesurer les espaces disponibles entre les rapports de pouvoirs en jeu dans un contexte culturel et politique donné. C’est pour cela que le numéro « Humour et politique – Dits et non-dits » de la revue Atlante se propose d’analyser les relations entre humour et politique, ainsi que son évolution en fonction d’un contexte historique (recours humoristiques, supports et formats, etc.), dans les pays de langues romanes en Europe et en Amérique, au cours des siècles et des disciplines : sciences audiovisuelles, histoire, linguistique, littérature, sociologie, théâtre etc. Nous retiendrons des résumés en espagnol, français, italien et portugais, langues de la revue. Le numéro comportera également une section « compte-rendu de lecture ».

 

Axes de réflexion 

-       Effets humoristiques intentionnels ou non intentionnels

-       Humour 2.0

-       Humour comme un instrument de manipulation

-       Humour comme un lien entre les cultures

-       Humour comme une arme / Humour et dissidence

-       Le monde sans humour

-       Limites de l’humour

-        

Ces axes ne sont pas exhaustifs

 

Bibliographie sommaire

-       Bremmer Jan, Roodenburg Herma, Una historia cultural del humor – Peter Burke, Aaron Gurevich, Jacques le Goff, Madrid, Sequitur, 1999.

-       Chiaro Delia, “The Wisecracking Dame: An overview of the representation of Verbally Expressed humour produced by women on screen”. Mediazioni, online journal of interdisciplinary studies on languages and cultures, June 2006.  http://www.mediazioni.sitlec.unibo.it/index.php/no1-anno2005/54-articolino1-anno2005/148-delia-chiaro.html

-       Correia Martins Ana Isabel, “A seriedade do Humor ao longo dos séculos: una retórica do poder?”, Ágora. Estudos Clássicos em Debate, n° 17, 2015, p. 323-346.

-       Fine Gary Alan, De Soucey Michaela, “Joking cultures: Humor themes as social regulation in group life”, Humor. International Journal of Humor Research, vol. 18, nº 1, 2005, p. 1-22.

-       Hofstede Gert, Humour across cultures: an appetizer.

https://pdfs.semanticscholar.org/4f2f/ddee5330cf8ac76a9171dafb30fb0388c4cf.pdf

-       Mendiburo Andrés, Páez Darío, “Humor y cultura. Correlaciones entre estilos de Humor y dimensiones culturales en 14 países”, Boletín de Psicología, n° 102, 2011, p. 89-105.

-       Mercier Arnaud, « Pouvoirs de la dérision, dérision des pouvoirs », Hermès, La Revue, n° 29, 2001, p. 9-18.

-       Paletz David L., « Political Humor and Authority: From Support to Subversion », International Political Science Review / Revue internationale de science politique, vol. 11, n° 4, 1990, p. 483-493.

-       Popa Diana Elene, Tsakona Villy (ed.), Studies in Political Humour. In between political critique and public entertainment, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins Publishing Company, « Discourse Approaches to Politics, Society and Culture (DAPSAC) » n° 46, 2011.

-       Robinson Dawn T., Smith-Lovin Lynn, “Getting a laugh: Gender, status, and humor in task discussions”, Social Forces, vol.80, n° 1, 2001, p. 123-158.

-       Vigara Tauste, Ana Mª, “Sobre el chiste, texto lúdico”, Espéculo, n° 50, Madrid,  Universidad Complutense, 2013, p. 8-28.

-       Wilk-Racięska Joanna, “La comunidad de la risa”, in Parrilla Sotomayor Eduardo (comp.), Ironizar, parodiar, satirizar: estudios sobre el humor y la risa en la lengua, la literatura y la cultura, Monterrey, Eón, 2009, p. 51-68.

 

Calendrier

 

1. Date de remise des propositions jusqu’au 15 janvier 2019. La forme demandée est la suivante : un titre et un résumé de 3000 signes (500 mots), 5 mots clés et 5 références bibliographiques, le nom et prénom de l’auteur ainsi que son institution de rattachement.

Envoyer les propositions à joanna.wilk-racieska@us.edu.pl, imperiale@umkc.edu et dorothee.chouitem@yahoo.com.ar  

 

2. Réponse des coordinateurs : le 15 mars 2019

3. Remise de la première version de l’article : le 15 septembre 2019

            Normas: https://atlante.univ-lille3.fr/appel-11.html

 

4. Retour des évaluations : le 15 janvier 2020

5. Remise de la version définitive de l’article : le 15 mars 2020

6. Publication de la revue : Automne 2020

 

 

Procédure de soumission

Après acceptation d’une proposition d’article par les coordinateurs du numéro, les contributions seront à envoyer aux coordinateurs, accompagnées de maximum dix mots-clés et d’un résumé de mille signes espaces comprises (dans la langue de l’article et en anglais au minimum), elles doivent respecter les normes de présentationhttps://atlante.univ-lille3.fr/appel-11.html.

Dans un délai de deux mois elles seront soumises à expertise (objet d’une double relecture à l’aveugle) par des scientifiques désignés par le comité de rédaction et le conseil scientifique. Les images devront être fournies en format .jpeg, .tiff ou .png et être d’une résolution minimale de 1500 x 1500 pixels. L’obtention des droits de publication incombe aux auteurs.

 

[1]Voir : Noguez Dominique, L'Arc-en-ciel des humours, Paris : Librairie Générale Française, 2000.

[2]Voir : Le Goff Jacques, « Rire au Moyen Age », Les Cahiers du Centre de Recherches Historiques [En ligne], 3 | 1989, mis en ligne le 13 avril 2009. URL : http://journals.openedition.org/ccrh/2918 ; DOI : 10.4000/ccrh.2918 & Le Goff Jacques, « Le rire dans les règles monastiques », Sot Michel (coord.), Haut Moyen Âge, culture, éducation et société, Nanterre et La Garenne-Colombes, Publidix et Éditions européennes ERASME, 1990,            p. 93-103.

[3]Birnbaum Jean dir., Pourquoi rire? Paris, Gallimard, 2011, p. 9.

 

HUMOR Y POLÍTICA EN LOS PAÍSES DE LENGUA ROMÁNICA – DECIR Y NO DECIR

 

El humor es capaz de cuestionar, de denunciar o, más básicamente, de divertir. Asimismo, contribuye a subvertir un poder o, al contrario, afirmarlo. Polifacético y polifuncional, el humor puede ser un arma de liberación, una herramienta para resistir y bajo vigilancia, como el carnaval, cobra fuerzas vitales. En tiempos de crisis, el humor y su “arcoíris de matices”[1] invade el espacio público. Asociado a la libertad de expresión y de pensamiento, se convierte en lenguaje capaz de servir, de alimentar un discurso alternativo (Revista Barcelona, El Jueves etc.). En este sentido, analizar el humor permite también estudiar las historias colectivas de grupos subalternos y, como fenómeno, adquirió el estatuto de objeto histórico legítimo[2]. Si el humor se plantea como una versión de la actualidad contradictoria y se opone al discurso mayoritario, recibe los asaltos de la oficialidad, de quienes detienen la docta palabra y recibieron de los gobiernos la unción mediática. Si obviamente los regímenes autoritarios o totalitarios reprimieron la pluralidad de ideas, no faltan en democracia los ejemplos de ataques que padecieron la sátira y toda critica humorística, ofensivas sintomáticas de sociedades que experimentan un malestar constante. En este sentido, para retomar el argumento de Jean Birnbaum[3], el humor debería romper las cadenas de la existencia humana, dinamitar nuestras certidumbres y dibujar los contornos de una comunidad al sellar un reconocimiento mutuo. Si le reconocemos al humor características emancipadoras, ¿qué comunidad se reconoce en las caricaturas de Santiago Maldonado (realizada por Sábat, Clarín, 6/9/2017) o los memes que invadieron las redes sociales que volvieron a cuestionar las relaciones entre humor y política y, sobre todo, a reactivar la polémica sobre sus límites?

En definitivas estudiar el humor - revolucionario o conservador -, como producto de la realidad inmediata, nos permite evaluar los márgenes, de medir los espacios disponibles entre las relaciones de poderes en juego en un contexto cultural y político dado. Por ello, el número “Humor y política – Decir y no decir” de la revista Atlante se propone analizar las relaciones entre humor y política, así como su evolución en función de un contexto histórico (recursos humorísticos, soportes y formatos etc.), en los países de lenguas romanas en Europa y América, a través de los siglos y de las disciplinas: ciencias audiovisuales, historia, lingüística, literatura, sociología, teatro etc. Se considerarán propuestas en español, francés, italiano y portugués, lenguas de la revista. En número contará también con una sección “reseñas”.

 

Ejes de reflexión 

-       ¿Límites del humor?

-       Efectos humorísticos intencionados / no intencionados

-       El mundo sin humor

-       Humor 2.0

-       Humor como un arma / Humor y disidencia

-       Humor como un instrumento de manipulación

-       Humor como un nexo entre culturas

-       Ejes no exhaustivos.

 

Bibliografía sumaria

-       Bremmer Jan, Roodenburg Herma, Una historia cultural del humor – Peter Burke, Aaron Gurevich, Jacques le Goff , Madrid, Sequitur, 1999.

-       Chiaro Delia, “The Wisecracking Dame: An overview of the representation of Verbally Expressed humour produced by women on screen”. Mediazioni, online journal of interdisciplinary studies on languages and cultures, June 2006. http://www.mediazioni.sitlec.unibo.it/index.php/no1-anno2005/54-articolino1-anno2005/148-delia-chiaro.html

-       Correia Martins Ana Isabel, “A seriedade do Humor ao longo dos séculos: una retórica do poder?”, Ágora. Estudos Clássicos em Debate, n° 17, 2015, p. 323-346.

-       Fine Gary Alan, De Soucey Michaela, “Joking cultures: Humor themes as social regulation in group life”, Humor. International Journal of Humor Research, vol. 18, nº 1, 2005, p. 1-22.

-       Hofstede Gert, Humour across cultures: an appetizer.

https://pdfs.semanticscholar.org/4f2f/ddee5330cf8ac76a9171dafb30fb0388c4cf.pdf

-       Mendiburo Andrés, Páez Darío, “Humor y cultura. Correlaciones entre estilos de Humor y dimensiones culturales en 14 países”, Boletín de Psicología, n° 102, 2011, p. 89-105.

-       Mercier Arnaud, « Pouvoirs de la dérision, dérision des pouvoirs », Hermès, La Revue, n° 29, 2001, p. 9-18.

-       Paletz David L., « Political Humor and Authority: From Support to Subversion », International Political Science Review / Revue internationale de science politique, vol. 11, n° 4, 1990, p. 483-493.

-       Popa Diana Elene, Tsakona Villy (ed.), Studies in Political Humour. In between political critique and public entertainment, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins Publishing Company, « Discourse Approaches to Politics, Society and Culture (DAPSAC) » n° 46, 2011.

-       Robinson Dawn T., Smith-Lovin Lynn, “Getting a laugh: Gender, status, and humor in task discussions”, Social Forces, vol.80, n° 1, 2001, p. 123-158.

-       Vigara Tauste, Ana Mª, “Sobre el chiste, texto lúdico”, Espéculo, n° 50, Madrid, Universidad Complutense, 2013, p. 8-28.

-       Wilk-Racięska Joanna, “La comunidad de la risa”, in Parrilla Sotomayor Eduardo (comp.), Ironizar, parodiar, satirizar: estudios sobre el humor y la risa en la lengua, la literatura y la cultura, Monterrey, Eón, 2009, p. 51-68.

 

Calendario

Las fechas de evaluación y recepción de resúmenes y ponencias son:

1. 15 de enero de 2019, cierre del plazo de recepción de resúmenes. En su presentación, el resumen no superará los 3000 caracteres (500 palabras); también debe tener un título, 5 palabras clave y 5 referencias bibliográficas, el nombre y apellido del autor y su adscripción laboral.

Mandar las propuestas a joanna.wilk.racieska@us.edu.pl, imperiale@umkc.edu et dorothee.chouitem@yahoo.com.ar  

2. 15 de marzo de 2019, aviso de los resúmenes aprobados.

3. 15 de septiembre de 2019, cierre del plazo de recepción de la primera versión de los artículos.

            Normas: https://atlante.univ-lille3.fr/appel-11.html

 

4. 15 de enero de 2020, aviso de los dictámenes del Comité Científico.

5. 15 de marzo de 2020, recepción de los textos finales.

6. Otoño de 2020, publicación del número

 

[1] Ver : Noguez Dominique, L'Arc-en-ciel des humours, Paris : Librairie Générale Française, 2000.

[2] Ver : Le Goff Jacques, « Rire au Moyen Age », Les Cahiers du Centre de Recherches Historiques [En ligne], 3 | 1989, mis en ligne le 13 avril 2009. URL : http://journals.openedition.org/ccrh/2918 ; DOI : 10.4000/ccrh.2918 & Le Goff Jacques, « Le rire dans les règles monastiques », Sot Michel (coord.), Haut Moyen Âge, culture, éducation et société, Nanterre et La Garenne-Colombes, Publidix et Éditions européennes ERASME, 1990, p. 93-103.  

[3]Birnbaum Jean dir., Pourquoi rire ?, Paris, Gallimard, 2011, p. 9.

 

Procédure de soumission :

Après acceptation d’une proposition d’article par le coordinateur d’un numéro, les contributions sont à envoyer au coordinateur et aux rédacteurs en chef atlante.secretariat@gmail.com. Accompagnées de maximum dix mots-clés et d’un résumé de mille signes espaces comprises, elles doivent respecter les normes de présentation. Dans un délai de deux mois elles sont soumises à expertise par des scientifiques désignés par le comité de rédaction et le conseil scientifique. En cas de refus de publication, les rapports d’expertise seront transmis aux auteurs.Les images doivent être fournies en format .jpeg, .tiff ou .png et doivent être d’une résolution minimale de 1500 x 1500 pixels. L’obtention des droits de publication incombe aux auteurs.

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